
une photo des Backwaters au Kerala. un lieu magique !

une photo des Backwaters au Kerala. un lieu magique !
L’origine du Tantrisme est plus ancienne que la littérature védique, mais les Tantras ne furent transmis par écrit qu’après la période védique. Le Tantrisme a puisé ses origines non dans l’organisation de la société mais dans l’individu. C’est une recherche spontanée de la nature humaine.
La faculté spécifique de l’homme réside dans la conscience qu’il a d’exister. Avec la venue de l’homme sur terre, on peut dire qu’une faculté essentielle est apparue : la conscience de soi, le pouvoir de distinguer et de comprendre, en sanscrit Ganum signifiant « conscience du temps, de l’espace et de la personne humaine ». Puis l’homme a voulu aller plus loin : éveiller sa conscience personnelle, affiner son intuition, accroître ses possibilités conscientes. D’où l’origine des Tantras qui se sont peu à peu répandus, sans textes, par intuition.
Le Tantra présente deux aspects : l’un appelé SHIVA, la conscience, l’autre SHAKTI, l’énergie. La conscience et l’énergie sont toutes deux intimement mêlées en nous. Toutes les pratiques du Hatha Yoga ; Maha Mudra, Mudra siddhasana, padmasana, pranayama, proviennent essentiellement des textes tantriques, ainsi que les mantras. On ne les trouve nulle part ailleurs.
Le yoga tantrique, c’est le Krya Yoga, c’est à dire l’éveil de la personnalité, et le Kundalini Yoga, l’éveil des Chakras. Mener une vie normale ne constitue pas, pour le Tantrisme, une barrière à la spiritualité. L’homme et la nature ne doivent pas être antagonistes, dans le cas contraire il dissocie sa personnalité. De plus, beaucoup de choses dans notre vie sont considérées comme impures et nous font souffrir d’un sentiment de culpabilité qui constitue une barrière spirituelle pour chaque individu.
La culpabilité est à l’origine de beaucoup de désordres psychiques. Elle provoque la timidité et le complexe d’infériorité.
Swami SATYANANDA SARASWATI (yoga et vie 12)
Ganesh, également connu sour le nom de Ganapati, est le dieu le plus populaire de l’Inde.
les parents de Ganesh sont PARVATI et SHIVA. Plusieurs histoires coexistent quant à sa naissance, voici la plus connue (version du Shiva-Pûrana) :
Agacée par les assauts de son époux, Parvatî décida de se fabriquer un serviteur qui lui garderait sa porte. Seule elle donna vie à un enfant d’une beauté inégalable : Ganesh
lorsque Shiva voulut entrer dans la chambre conjugale, Ganesh lui en refusa l’accès. Furieux, le dieu de l’ascétisme se métamorphosa en sa forme terrible RUDRA et lança les Gana contre Ganesh. Dans la lutte, ce dernier eut la tête tranchée.
Parvatî était inconsolable. Pour réparer sa faute, Shiva redonna vie à Ganesh en lui donnant la tête du premier être vivant qu’il rencontra : un éléphant ; et il le reconnu comme son fils. Ainsi, Ganesh devint Ganapati, le maître des Gana.
Ganesh est souvent représenté avec une défense brisée. Symbole de l’abandon de la moitié de son égo
Protecteur du foyer, c’est le dieu qu’on invoque avant toute entreprise. Les différents et plus courants attributs de Ganesh sont :
L’hindouisme n’est pas une religion de livres. Il peut accepter ou rejeter l’autorité d’un livre. Il est un état d’esprit qui remet en question les croyances, les traditions, les livres sacrés, les injonctions, etc. Il propose différentes voies pour connaître la vérité où l’individu (le chercheur de vérité) est la réalité centrale. Il n’est pas fait pour la religion. C’est la religion qui est faite pour lui. Selon sa maturité il choisit sa voie, son livre, son maître. Pour atteindre la dernière étape, il faut se détacher de la connaissance, et même de son maître. C’est-à-dire qu’il faut quitter le maître et les dieux pour rencontrer le Soi Ultime. La Bhagavad Gita l’exprime de cette façon : « Après avoir analysé tout ce que je t’ai enseigné de façon critique, fais ce que bon te semble. » 18 :63
Donc je dois faire une lecture critique des textes fondateurs. L’aspect historique est secondaire. L’hindou décide qu’une idée mérite d’être prise en considération après avoir évalué les quatre éléments suivants :
le texte sacré ;
la parole de son maître vivant ;
l’analyse critique ;
sa propre expérience.
Sarva Atma Mithra
Propos recueillis par Laurent Gagnebin
vous reconnaîtrez sûrement le temple de la féminité que nous avons visité ensemble, magnifique, coloré, offrant à nos yeux curieux une multitude de divinités féminines représentant des femmes dans tous les rôles, expressions ou traits de caractëres possibles.
Cette année la fête avait lieu du 18 au 28 février 2013, la cérémonie principale ayant lieu le 27 . L’an dernier 4,5 millions de femmes ont participé.
Trivandrum, dans le Kerala, voit arriver les fidèles en masse pour célébrer sous un soleil de plomb la Pongala, cérémonie religieuse dédiée à la déesse Baghavati. La spécificité de cette Pongala? elle ne draine que des femmes, qui par millions, viennent déposer lors du 9ème jour leur offrande au temple d’Attukal , toutes castes et toutes religions confondues.
« Il n’y a rien de semblable, nulle part ailleurs dans le monde. C’est extraordinaire, cette façon pour une ville entière de tout préparer pour que des millions de femmes puissent faire leur offrande.
Vêtue de la tenue traditionnelle du Kerala, une sorte de pièce de coton blanc aux fins liserés. Le rituel, exclut toute présence masculine. La journée débute par des ablutions, avant de se poursuivre par une séance de cuisine en plein air, au cours de laquelle la Pongala, un plat traditionnel à base de riz, de sucre non raffiné et de coco est préparé. Les femmes vont ensuite l’offrir à la déesse Baghavati, aussi appelée Kannagi. Cette offrande est censée leur apporter prospérité et exaucer leurs vœux.
Cette cérémonie est très ancienne, et trouve sa source dans la mythologie hindoue. Kannagi, symbole de justice et de chasteté, avait vu son mari exécuté par le roi de Madurai, injustement. Elle aurait incendié la ville de Madurai, et, toujours en fureur, aurait atteint un petit village, dont les femmes, des intouchables, l’aurait nourrie de Pongala. La légende dit alors que la déesse, apaisée, aurait ensuite demandé à ce que cette offrande lui soit faite, uniquement par des femmes. Mais ce qui n’était au départ qu’un festival local, s’est transformé, au fil du temps, en un gigantesque rassemblement de femmes, désormais inscrit au Guiness des records.
Ce festival touche désormais toutes les castes hindoues, voire même toutes les religions, y compris des femmes musulmanes et chrétiennes. Le Kerala est en effet très spécial, à bien des égards : tradition matrilinéaire jusqu’au début du 20ème siècle, mixité de religions importantes, et importance des femmes sont les ingrédients qui font de la Pongala un évènement extraordinaire.
Cette cérémonie a lieu chaque dimanche matin à Swagatam.
Sarva nous explique que c’est en quelque sorte une cérémonie de purification.
Les familles vivant souvent en familles élargies ou clans de plusieurs générations sous le même toit, l’organisation hierarchisée ne permettait pas (et cela existe encore) à l’individu d’exister pleinement.
Cette cérémonie permet en quelque sorte à chacun de s’individualiser à ce moment là et de jeter symboliquement dans le feu (sous forme de graines, fleurs sechées…) ses frustrations, problèmes ou autre soucis.
Un petit feu est allumé, des mantras sont chantés ensemble, les symboles sont deposés dans le feu, une lampe à huile circule entre les participants pour que chacun reçoive le feu de la connaissance et de la purification.
Avant de se quitter nous avons partagé des fruits et des biscuits maison. Symbôle de réunification de chacun avec le groupe.
L’homme ne contrôle pas le monde des objets, des êtres et des événements qui gravitent autour de lui. Il ne peut arrêter les événements désagréables et douloureux qui l’atteignent. Pour affronter les défis incessants de la vie nous devons agir sur notre esprit en saisissant les mécanismes qui créent en nous la confusion, le désordre, le mal-être. La compréhension des processus de pensée conduit à rejeter l’erreur, l’obscurité et l’ignorance. Le cœur et l’esprit sont alors en harmonie et les choses sont perçues dans leur véritable réalité et ne soulèvent plus en nous d’état basé sur les sentiments et les émotions.
SHRI MAHESH