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Lumière !

Les fêtes de fin d’année approchent, et nous célébrons aujourd’hui en ce 21 décembre le jour du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année. Nos ancêtres l’appelaient fête de Yule (la roue).

A partir de ce jour il y a trois jours où la longueur des jours et des nuits restent relativement les mêmes. 
A partir du quatrième jour, normalement le 25 (lorsque le Solstice à lieu le 21), la durée du jour rallonge .
Cet événement était reconnu dans le monde entier et est devenu l’”anniversaire” de sauveurs ou de dieux du soleil comme Krishna, Quetzalcóatl, Mithra et le Christ.
C’est à cause de la vénération générale envers ce jour que les Romains lui ont attribué la date de la naissance de Jésus, dont le nom signifie en grec “Le Porteur de Lumière”.
 
Symboliquement c’est la période ou l’on célèbre le retour de la lumière qui nous éclaire de l’extérieur et de l’intérieur.
C’est la période des voeux, des souhaits pour en faire notre réalité dans la matière !
voici à suivre une pensée de Jacques Brel ainsi qu’une jolie vidéo sur le pouvoir de l’intention
 
« …. Ce seul fait de rêver est déjà très important.
je vous souhaite des rêves à n’en plus finir,
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns
je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier
je vous souhaite des passions
je vous souhaite des silences
je vous souhaite des chants d’oiseaux
au réveil et des rires d’enfants
je vous souhaite de résister à
l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus
négatives de notre époque
je vous souhaite surtout d’être vous ! « 
 
JACQUES BREL 1968

Naissance d’une humanité consciente

le site de Tal Schaller

Docteur Tal Schaller est un médecin généraliste qui a dévoué la plus grande partie de sa carrière à la médecine holistique.

Naturopathe, homéopathe, acuponcteur, ostéopathe, chamane et psychothérapeute, il est un véritable expert de la médecine alternative. Pionnier de la santé, penseur avant-gardiste, conférencier et écrivain, il a publié de nombreux ouvrages de référence sur les thèmes de la spiritualité et la santé holistique. Il nous invite à sortir de l’hypnose collective pour vivre dans la joie et la conscience.

EXTRAIT :

« …..J’ai consacré beaucoup de temps, au fil des trente dernières années, à pratiquer, dans de nombreux pays, des interviews d’ex-malades pour discerner comment ils avaient pu sortir du monde de la maladie pour vivre désormais dans celui de la santé. J’ai aussi interrogé des gens malheureux et qui avaient trouvé la voie royale du bonheur, car la maladie n’est pas seulement l’affaire du corps mais aussi celle du psychisme. Avoir un corps en bonne santé sans savoir gérer harmonieusement ses émotions, ses pensées et sa vie spirituelle n’a pas de sens. La santé doit concerner tous les plans de l’être, sinon elle reste une symphonie inachevée, un rêve qui flotte dans les limbes et ne parvient pas à se concrétiser.

Quand une personne vient me consulter je lui dis :  » Parlons clairement ! Je ne peux pas vous guérir. Aucun traitement ne le peut. Mais je peux vous dire avec précision comment ceux qui se sont guéris ont fait pour réussir. Je peux vous donner la carte et vous décrire l’itinéraire, mais c’est vous qui devrez faire le trajet sur vos propres pieds. Vous allez devenir votre propre médecin ! « 

Unité au dela de la diversité

Une réflexion m’est venue sur le chemin du retour après le cours de Françoise que je remplaçais, ayant entendu diverses inquiétudes et questions

Comment notre esprit, notre intelect peut il intégrer la nouveauté ? Comment voir l’unité par exemple entre les cours de Françoise et les miens ? D’où vient notre sentiment de diversité vécu comme une division ?

racines

Et puis l’image du yoga s’est imposée, yoga de yug en sanscrit qui a donné joug, la pièce de bois qui relie les bœufs au travail. Union ou unité que nous recherchons continuellement en nous. Quand vous êtes unis, vous êtes bien, heureux ( une activité, une passion qui vous absorbe, mentale et corps unis,/ un moment de partage avec un être cher/ une balade dans la nature)
Nous sommes des êtres en recherche perpétuelle d’union et de paix mais nous nous compliquons l’existence et nous coupons de cette unité en catégorisant, les choses, les gens, les instants.

Un j’aime/ j’aime pas qui nous fait passer à coté de l’unité, nos sens (vue, ouie, toucher) qui nous font dire que c’est différent, c’est mieux, c’est moins bien etc

À l’image de l’arbre dont le tronc est dur, solide et rugueux, les branches fines souples et lisses et les feuilles fragiles et douces, trois perceptions différentes perçues par nos sens et pourtant unité de l’arbre.

Peut on dire que les feuilles ou les branches sont moins belles ou importantes que le tronc ? Peut on voir l’unité au delà de la diversité ?
Ne pas voir l’unité c’est se couper, laisser nos sens nous tromper c’est se couper

Yoga nous enseigne ce recul et cette perspective à appliquer à chaque instant. En voyant l’unité des choses nous ne créons pas ces barrières qui nous empêchent de profiter de l’expérience présente. Être témoin de nos propres barrières mentales et physiques sans les juger, voir l’unité de notre corps et de notre mental au delà de la perception premier et comme par magie, les barrières tombent, de la même façon que nous ne voyons plus les frontières vues du ciel.

l’origine de la création du monde : extrait de « L’Advaïta védânta facile »

Cet ouvrage est disponible sur ce site

Nous sommes plusieurs à avoir lu ce petit ouvrage synthétique qui permet de préparer le sujet de l’Advaita Vedanta. Ouvrage disponible en E-book et papier.

Jocelyne a fait le travail de saisie de cet extrait et je l’en remercie.

Si vous avez des remarque ou des ouvrages de référence sur le sujet n’hésitez pas à répondre à cet article.

EXTRAIT :

Par rapport à l’origine de la création du monde, il y a plusieurs théories suivant les écoles, mais une des versions « vivarta vada » dit que l’effet n’est qu’une transformation apparente. L’argument est que la confusion se produit à cause du langage.
Nous donnons un nom à quelque chose par commodité et, conséquence de son usage constant, nous tenons pour acquis que le mot se réfère à une chose ayant une existence séparée.
Les exemples classiques cités dans les textes sont ceux du bol d’argile et de la bague ou du bracelet en or…
Lorsqu’un potier fait un bol à partir d’une motte d’argile, l’objet qui en résulte a clairement une nouvelle fonction. iL peut contenir du liquide, de sorte que nous pouvons l’utiliser comme récipient pour boire. Mais nous avons tôt fait d’oublier que le bol n’est pas une nouvelle chose en soi. Au début, c’était simplement une motte d’argile. Maintenant, c’est de l’argile sous une forme plus utile. Si nous le brisons, ce sera toujours de l’argile, bien que maintenant réduite en morceaux, ayant en soi, peu d’utilité. Ce n’est jamais rien d’autre que de l’argile.

Le problème du langage : le Chandogya Upanishad (6.1.4-6) dit que tout produit n’est qu’un nouveau mot : « de même que, par une seule motte d’argile, tout ce qui st fait d’argile vient ^être connu, car toute modification n’est qu’un nom basé sur des mots et seuls l’argile est réelle… « et le même argument s’applique à tout. Tout objet, n’est que « mithya » illusion ; sa réalité n’est toujours que Brahman. Sa différence apparente ne dépend en fin e compte que de mots. La fabrication d’un bol revient simplement à changer la forme de l’argile et à lui donner un nouveau nom.
De la même manière, lors qu’ensuite le mot et le « jiva » prennent naissance, tout ce qui se passe c’est que Brahman acquiert de nouvelles formes et de nouveaux noms pour les accompagner. Mais, avant, pendant et après, tout ce qui existe vraiment est Brahman.

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Pas de création :
Et cela nous amène à l’ultime explication de la création, quand toutes les théories provisoires précédentes ont été invalidées. C’est simplement qu’il n’y a jamais eu de création du tout. On appelle cela « ajati vada » – la théorie « incréée »-. Si le monde ne peut ni exister, ni ne pas exister avant la création, la seule conclusion logique est qu’il n’y a jamais eu de création du tout. C’est la controverse de Gaudapada , qui aurait été le Maître du guru de Shankhara. La théorie est appelée « ajati vada » (ajati : non né)- le terme a toujours existé parce qu’il n’y a effectivement pas de monde- il n’y a que nom et forme du Brahman non duel.
Dans un des versets explication de l’une des Upanishads, Gaudapada dit ‘ « aucune sorte de « jiva » ne nait jamais et il n’y a pas non plus de cause pour une telle naissance. La Vérité Ultime est que rien ne nait ».

 

l’auteur Denis Waite  anime un site très complet sur l’advaita vedanta : http://www.advaita.org.uk

Le soi

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Après une longue quête ici et là, dans les temples et églises sur terre et dans les cieux, enfin vous revenez d’où vous êtes parti – complétant le cercle. Vous revenez à votre propre Soi, et découvrez que Lui, que vous avez cherché de par le monde, pour lequel vous avez prié et pleuré dans les temples et églises, lui que vous avez pris pour le Mystère des mystères enveloppé de nuages, est là au plus proche du Coeur. Là est votre Soi, la réalité de votre vie, de votre être, et de votre âme.

Swami Vivekananda

impressions de voyage

L’Inde…. tu la prends comme une posture…

Elle te pénètre et « crée en toi les sensations ». Tu inspires tout d’abord les odeurs : le parfum des fleurs de jasmin qui ornent la chevelure des femmes, le mélange des effluves d’encens, d’épices, de gee dans les temples.

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Puis tes yeux accueillent les images. Ils sont éblouis par les couleurs chatoyantes des saree, le vert de la végétation luxueuse dans la campagne sous la mousson.

A leur tour, la saveur des mets aux savantes combinaisons d’épices, de légumes et de fruits réveillent les papilles et laissent dans la bouche une douce chaleur.

Viennent alors les sensations sonores, tes oreilles peuvent être agréablement bercées par le tintement des cloches, les doux chants des mantras dans les temples et soudain, elles seront surprises par une musique cacophonique accompagnant une aarati, puis vraiment agacées par les sons stridents des klaxons des voitures et des rickshaw dans les villes embouteillées.

Le corps enveloppé par cette chaleur humide, tu sens ruisseler l’eau le long de ton dos et tu expires profondément par tous les pores de ta peau.

L’Inde pénètre très profondément dans chacune de tes cellules. Tu la sens vibrer au plus profond de toi : tu as soudain accès à tout un registre de sensations, d’images, de perceptions qui échappent à tous les codes, et tu prends conscience de la légèreté de la vie. Tout devient plus simple dans cette ambiance chaleureuse où l’humain est placé au centre, où les divinités partagent le quotidien. On oublie les contraintes en se laissant vivre au rythme de cet inimaginable « désordre organisé »

Telle la posture qui chemine dans le corps, allant du « corps grossier » vers les autres « koshas » pour pénétrer tout doucement dans « le corps subtil »

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la légende du Siva linga

Selon une légende très répandue dans le Sud de l’Inde, l’adoration de Siva sous la forme du LInga a pour origine la rivalité des trois dieux :

ImageAndré Padoux, Linga, le signe du dieu, in L’Inde, marges, éditions de l’ENSBA, 2005

Brahma, le Créateur et Vishnu, le Préservateur, prétendaient chacun de leur coté être le plus grand des Dieux. A cause de cette querelle l’unité était bouleversée et le chaos s’installait. Siva, décidant de mettre fin à cette rivalité et de faire régner l’ordre, apparut sous la forme d’une colonne de feu et s’exclama : « celui qui trouvera le sommet ou la base de cette colonne sera le plus grand ».

Bhrahma et Vishnu relevèrent le défi. Brahma s’élevant dans les airs sous la forme d’un cygne essaya d’atteindre le sommet de la colonne, tandis que Vishnu, prenant la forme d’un sanglier, creusa le sol pour trouver la base. Leurs efforts restèrent vains. Tout à coup la colonne s’entrouvrit et Siva apparut dans toute sa gloire. Vishnu et Brahma reconnurent sa divinité et réalisèrent qu’ils étaient seulement les instruments de Siva, le tout-puissant.

Ensemble ils prièrent de prendre une forme plus accessible pour que tous les êtres puissent l’adorer. Siva accepta et prit la forme d’une colline appelée Arunchala. Arunchala est le premier Linga. En commémoration de cet événement, on peu voir sur le mur à l’extérieur de chaque temple dédié à Siva une représentation de cette scène.

Cette légende prouve également la supériorité de Siva : Brahma est l’intelligence et Visnu le sens de l’égo.

le Linga des temples se compose d’n cylindre planté verticalement sur un piédestal et dont la partie supérieure est terminée par ne calotte sphérique. Sous cette forme, le Linga exprime l’union de Siva et de Sakti.

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Extrait du livre : « le Bhakti yoga de Akkamaha Devi » de Shri Mahesh  CRCFI (crcfi@club-internet.fr) 13€ +3€ port