Archives pour la catégorie Yoga

Le soi

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Après une longue quête ici et là, dans les temples et églises sur terre et dans les cieux, enfin vous revenez d’où vous êtes parti – complétant le cercle. Vous revenez à votre propre Soi, et découvrez que Lui, que vous avez cherché de par le monde, pour lequel vous avez prié et pleuré dans les temples et églises, lui que vous avez pris pour le Mystère des mystères enveloppé de nuages, est là au plus proche du Coeur. Là est votre Soi, la réalité de votre vie, de votre être, et de votre âme.

Swami Vivekananda

impressions de voyage

L’Inde…. tu la prends comme une posture…

Elle te pénètre et « crée en toi les sensations ». Tu inspires tout d’abord les odeurs : le parfum des fleurs de jasmin qui ornent la chevelure des femmes, le mélange des effluves d’encens, d’épices, de gee dans les temples.

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Puis tes yeux accueillent les images. Ils sont éblouis par les couleurs chatoyantes des saree, le vert de la végétation luxueuse dans la campagne sous la mousson.

A leur tour, la saveur des mets aux savantes combinaisons d’épices, de légumes et de fruits réveillent les papilles et laissent dans la bouche une douce chaleur.

Viennent alors les sensations sonores, tes oreilles peuvent être agréablement bercées par le tintement des cloches, les doux chants des mantras dans les temples et soudain, elles seront surprises par une musique cacophonique accompagnant une aarati, puis vraiment agacées par les sons stridents des klaxons des voitures et des rickshaw dans les villes embouteillées.

Le corps enveloppé par cette chaleur humide, tu sens ruisseler l’eau le long de ton dos et tu expires profondément par tous les pores de ta peau.

L’Inde pénètre très profondément dans chacune de tes cellules. Tu la sens vibrer au plus profond de toi : tu as soudain accès à tout un registre de sensations, d’images, de perceptions qui échappent à tous les codes, et tu prends conscience de la légèreté de la vie. Tout devient plus simple dans cette ambiance chaleureuse où l’humain est placé au centre, où les divinités partagent le quotidien. On oublie les contraintes en se laissant vivre au rythme de cet inimaginable « désordre organisé »

Telle la posture qui chemine dans le corps, allant du « corps grossier » vers les autres « koshas » pour pénétrer tout doucement dans « le corps subtil »

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la légende du Siva linga

Selon une légende très répandue dans le Sud de l’Inde, l’adoration de Siva sous la forme du LInga a pour origine la rivalité des trois dieux :

ImageAndré Padoux, Linga, le signe du dieu, in L’Inde, marges, éditions de l’ENSBA, 2005

Brahma, le Créateur et Vishnu, le Préservateur, prétendaient chacun de leur coté être le plus grand des Dieux. A cause de cette querelle l’unité était bouleversée et le chaos s’installait. Siva, décidant de mettre fin à cette rivalité et de faire régner l’ordre, apparut sous la forme d’une colonne de feu et s’exclama : « celui qui trouvera le sommet ou la base de cette colonne sera le plus grand ».

Bhrahma et Vishnu relevèrent le défi. Brahma s’élevant dans les airs sous la forme d’un cygne essaya d’atteindre le sommet de la colonne, tandis que Vishnu, prenant la forme d’un sanglier, creusa le sol pour trouver la base. Leurs efforts restèrent vains. Tout à coup la colonne s’entrouvrit et Siva apparut dans toute sa gloire. Vishnu et Brahma reconnurent sa divinité et réalisèrent qu’ils étaient seulement les instruments de Siva, le tout-puissant.

Ensemble ils prièrent de prendre une forme plus accessible pour que tous les êtres puissent l’adorer. Siva accepta et prit la forme d’une colline appelée Arunchala. Arunchala est le premier Linga. En commémoration de cet événement, on peu voir sur le mur à l’extérieur de chaque temple dédié à Siva une représentation de cette scène.

Cette légende prouve également la supériorité de Siva : Brahma est l’intelligence et Visnu le sens de l’égo.

le Linga des temples se compose d’n cylindre planté verticalement sur un piédestal et dont la partie supérieure est terminée par ne calotte sphérique. Sous cette forme, le Linga exprime l’union de Siva et de Sakti.

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Extrait du livre : « le Bhakti yoga de Akkamaha Devi » de Shri Mahesh  CRCFI (crcfi@club-internet.fr) 13€ +3€ port

Le karma : comment le yoga nous aide à le changer

Dans notre société, le mot « karma » est passé dans le langage courant, et possède toujours une certaine sonorité, lourdement chargée de mystifications. Par karma certains comprennent un changement fatal du destin, d’autres réfutent le karma parce qu’ils supposent qu’il faudrait qu’ils adoptent une position de croyance en un au-delà. Il y a encore des gens qui considèrent que le karma existe, mais seulement pour les indiens ! Mais qu’est-ce que le karma réellement ?

 

La loi de cause à effet

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Littéralement le mot « karma » signifie en sanscrit « action ». Et chaque action commence par un désir ou une intention. Ensuite, pour chaque action accomplie, il y a une conséquence. Même le simple fait de dire « Bonjour ! » va avoir une conséquence : quelqu’un l’entendra et réagira d’une manière ou d’une autre. Comme rien dans ce monde n’est séparé du reste, nous sommes tous liés comme dans un immense logiciel cosmique, et quoi que nous fassions, cela aura toujours des conséquences et déclenchera de nouvelles actions. Le karma c’est une sorte de gigantesque salade, mélangeant les actions et réactions, et en faisant des deux des évènements quasiment indissociables !

C’est la toute-puissance du temps qui fait avancer le karma, qui lui donne son élan. Une action donne une graine, qui avec le temps va germer dans notre mental pour nous apporter le fruit mûri de cette graine. On peut le concevoir comme un programme très subtil, sans faute de frappe, dans lequel tout mot est toujours à sa place ! Souvent, n’ayant pas une vision globale des choses, nous pouvons penser que ce qui nous arrive ou ce qui arrive à l’un de nos proches est injuste, qu’il y a un mal entendu, et que l’Univers commettrait des erreurs. Mais en réalité, tout ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le bourgeonnement des graines semées hier, seulement nous ne savons pas vraiment quand il eut lieu : il y a un an ou il y a dix incarnations.

Le karma du point de vue de la science

 

En psychologie védique, toute notion est pratique, y compris celle de karma. Si nous étudions le karma d’un point de vue psychologique, tout se met en place et devient évident et même logique. La psychologie védique explique que le karma se trouve dans notre mental en forme des « samskaras ». Cette notion du samskara est importante, traduite du sanskrit elle signifie « trace » ou « empreinte ». Autrement dit, notre conscience garde une empreinte ou une mémoire émotionnelle de tout ce qui s’est passé dans notre vie dans les moindres détails : nos actions, réactions, nos pensées et paroles. Une partie de cette mémoire reste en surface consciente, une autre atteint les fonds de l’inconscient.. Pour autant ces deux niveaux, chacun à sa manière, nous influencent.

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extrait de livre : Manual of self unfoldment de Swami Chinmayananda

voici un extrait d’un ouvrage inspirant qui vient de paraître à la fondation Chinmayananda à commander ici

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« souvent, on entend les gens se plaindre, se lamenter que le monde est empli de maux et de problèmes. Et ils demandent : « comment peut-on trouver le bonheur et la paix ? » inlassablement, les maîtres répondent à cette question en expliquant que la paix et le bonheur n’existent pas dans le monde extérieur, mais sont révélés en nous lorsque nous établissons le contact juste avec notre environnement. En fait, nos problèmes dans la vie sont un bienfait caché car ils nous aident à perfectionner notre personnalité, si nous exerçons l’art du contact juste.

les Écritures nous donnent les moyens pour maintenir cette relation juste. Si nous ne les suivons pas, notre rapport au monde sera erroné et nous nous lamenterons sur l’état désastreux du monde. Sans nul doute, le monde est un mélange de bon et de mauvais, mais nous pouvons apprendre l’art d’utiliser les aspérités de nos expériences pour nous perfectionner. Si nous ne développons pas cet art, la dureté du monde, au contraire, va émousser notre personnalité; Nous serons alors encore plus amers et plus insatisfaits. Nous ne pouvons pas blâmer le monde pour notre malaise intérieur. Ce n’est pas le monde qui détermine notre état intérieur, mais la façon dont nous le voyons.

Nous devons d’abord apprendre à être reconnaissants de ce que nous avons. Une telle attitude produit la tranquillité mentale. Lorsque notre esprit est tranquille, nous sommes vigilants et nos actions sont efficaces. Au contraire, quand notre esprit est agité par le désir d’obtenir quelque chose que nous n’avons pas, nous perdons non seulement la paix intérieure, mais aussi la concentration et l’efficacité. Toute cette souffrance peut prendre fin si nous faisons ce premier pas : être reconnaissants de ce que nous avons, dont beaucoup sont privés.

(chapitre 1 : le but de la vie)

l’ouvrage comporte 15 chapitres . A la fin de chaque chapitre une rubrique « pour votre étude » accompagne le lecteur dans l’indispensable réflexion personnelle. Le titre français de l’ouvrage « La Non-Dualité » voie d’accomplissement, voie d’Eveil

La méditation est un des arts majeurs de la vie : Krishnamurti

« la méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être « l’art suprême », et on ne peut l’apprendre de personne : c’est sa beauté. Il n’y a pas de technique, donc pas d’autorité.

lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie, être conscient de tout cela en vous, sans option , fait partie de la méditation. ainsi la méditation peut avoir lieu alors que êtes assis dans un autobus, ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d’ombres, ou lorsque vous regardez le visage de votre enfant.

La méditation ne consiste pas à suivre un système ; ce n’est pas une constante répétition ou imitation ; ce n’est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d’insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d’expulser toutes les autres. C’est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier, lorsqu’on l’y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l’esprit qui vagabonde, tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l’aventure, c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

Un esprit ne peut être silencieux que lorsqu’il comprend son propre mouvement en tant que penser et sentir, et, pour le comprendre, il ne doit rien condamner au cours de son observation.

Observer de cette façon est une discipline fluide, libre, qui n’est pas celle du conformisme. »  (se libérer du connu – chp 15)

Rêve, réalité, conscience

Nous croyons vivre dans une seule réalité, ou bien pour certain 2… Les rêves et la réalité… Mais laquelle est le rêve et laquelle est la réalité… ?

C’est seulement une question de perspective… Avez-vous déjà remarqué à quel point les rêves semblent réels, pourtant ils sont projections de notre esprit et des voyages de celui-ci dans d’autres dimensions. Nous sommes à la fois rêves et réalité et même plus encore, notre être s’étend dans plusieurs dimensions à la fois…

C’est un peu comme l’eau, on peut la contenir dans un verre ( les différents corps) mais elle peut être aussi partout à la fois… Il suffit de la faire bouillir et voilà qu’elle se retrouve partout autour de nous… Elle est bien là, mais on ne la voit pas… Son niveau vibratoire à augmenté. Nous occupons aussi plusieurs dimensions à la fois… Sans en être conscient..

Le but est de commencer étape par étape. De s’installer dans la dimension où nous vivons par notre présence d’esprit. Si nous ne sommes pas conscient , totalement présent dans notre quotidien, nous ne pouvons développer la conscience dans les autres plans. La conscience nous fera voyager de plan en plan de notre être infini, mais il faut commencer à la base, la dimension physique…

Nous sommes des êtres incarnés, cela veut dire que nous vivons notre vie dans un véhicule physique, le corps,pour notre expérience sur terre. Il y a aussi des être désincarnés, les esprits errants, les maîtres réalisés et autres encore inconnus… Nos yeux physiques ne peuvent tout saisir… Comme l’eau elle est là, tout autour de nous, mais nous ne la voyons pas… Mais elle existe… C’est pour cette raison que nous devons travailler à élever notre conscience.

Si nous ne pouvons voir ces autres réalités qui nous entourent et même maîtriser celles-ci, que se soit les rêves ou notre vie, c’est parce que nous devons nous maîtriser avant tout. Connais-toi et tu connaitras  le monde… La conscience te libérera… être conscient c’est devenir maître à bord de notre véhicule, enlever le pilote automatique, qui est en majorité composé par les conditionnement sociaux et reprendre le pilotage manuel de notre être.

Comment ? En observant attentivement ce que nous sommes, à chaque instant de notre vie, dans chaque respiration, dans chaque mouvement, situation…

Quel est le meilleur outil pour y arriver ? La respiration est tel une ancre qui nous retient dans le présent. Inspirer et expirer avec toute votre présence d’esprit. Rappelez-vous, installez d abord  la conscience dans votre vie et ensuite elle s’étendra peu à peu aux autres sphères de celle-ci. Respirer consciemment, ici et maintenant, peu importe ce qui se passe au dehors, peu importe ce qui arrive à l’extérieur demeurer en état de sérénité, de contemplation attentive dans votre temple charnel… nulle part à aller pour vous recueillir, vous êtes déjà dans un merveilleux temple…

…Namaste

conscience eveil

source

Les pépites d’or – OSHO

L’existence émet constamment des signes — il suffit d’être sensitif et vigilant pour en capter les messages.

Pépites d’or est un précieux recueil de 80 pépites de véritable sagesse, souvent provocante, portant sur la vie, l’amour et le monde qui nous entoure.

  • Un simple petit livre et le plus merveilleux trésor de sagesse : chaque moment est important, nous avons le choix de vivre cet instant présent ou non et de saisir l’existence
  • Des citations sur l’amour, la haine, la confiance, l’art, le lâcher-prise, etc.
  • Rien de vos paysages intérieurs n’est ignoré, dans ce choix concentré des visions pénétrantes d’Osho.
  • Illustré avec goût par des photos et des oeuvres d’art, ce livre révèle un panorama complet sur le fait d’« Etre dans le monde sans lui appartenir ».
  • Un DVD d’une heure avec interventions d’Osho.
  • Guy Trédaniel Editeur

contemplation du soir – OSHO

contemplation du soir – OSHO

« Les gens sont durs. La vie les prépare à être durs car elle les prépare à se battre. Peu à peu, ils perdent toute tendresse intérieure; ils deviennent comme des pierres. Et un être dur comme la pierre est un être mort. Il ne vit qu’en apparence, il ne vit pas vraiment. La vraie vie est faite de douceur, de vulnérabilité, d’ouverture. »

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