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En chemin

Attukal Pongala festival 2013

vous reconnaîtrez sûrement le temple de la féminité que nous avons visité ensemble, magnifique, coloré, offrant à nos yeux curieux une multitude de divinités féminines représentant des femmes dans tous les rôles, expressions ou traits de caractëres possibles.

Cette année la fête avait lieu du 18 au 28 février 2013, la cérémonie principale ayant lieu le 27 . L’an dernier 4,5 millions de femmes ont participé.

Trivandrum, dans le Kerala, voit arriver les fidèles en masse pour célébrer sous un soleil de plomb la Pongala, cérémonie religieuse dédiée à la déesse Baghavati. La spécificité de cette Pongala? elle ne draine que des femmes, qui par millions, viennent déposer lors du 9ème jour leur offrande au temple d’Attukal , toutes castes et toutes religions confondues.

« Il n’y a rien de semblable, nulle part ailleurs dans le monde. C’est extraordinaire, cette façon pour une ville entière de tout préparer pour que des millions de femmes puissent faire leur offrande.
Vêtue de la tenue traditionnelle du Kerala, une sorte de pièce de coton blanc aux fins liserés. Le rituel, exclut toute présence masculine. La journée débute par des ablutions, avant de se poursuivre par une séance de cuisine en plein air, au cours de laquelle la Pongala, un plat traditionnel à base de riz, de sucre non raffiné et de coco est préparé. Les femmes vont ensuite l’offrir à la déesse Baghavati, aussi appelée Kannagi. Cette offrande est censée leur apporter prospérité et exaucer leurs vœux.

Cette cérémonie est très ancienne, et trouve sa source dans la mythologie hindoue. Kannagi, symbole de justice et de chasteté, avait vu son mari exécuté par le roi de Madurai, injustement. Elle aurait incendié la ville de Madurai, et, toujours en fureur, aurait atteint un petit village, dont les femmes, des intouchables, l’aurait nourrie de Pongala. La légende dit alors que la déesse, apaisée, aurait ensuite demandé à ce que cette offrande lui soit faite, uniquement par des femmes. Mais ce qui n’était au départ qu’un festival local, s’est transformé, au fil du temps, en un gigantesque rassemblement de femmes, désormais inscrit au Guiness des records.

Ce festival touche désormais toutes les castes hindoues, voire même toutes les religions, y compris des femmes musulmanes et chrétiennes. Le Kerala est en effet très spécial, à bien des égards : tradition matrilinéaire jusqu’au début du 20ème siècle, mixité de religions importantes, et importance des femmes sont les ingrédients qui font de la Pongala un évènement extraordinaire.

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Cérémonie du feu

Cette cérémonie a lieu chaque dimanche matin à Swagatam.

Sarva nous explique que c’est en quelque sorte une cérémonie de purification.
Les familles vivant souvent en familles élargies ou clans de plusieurs générations sous le même toit, l’organisation hierarchisée ne permettait pas (et cela existe encore) à l’individu d’exister pleinement.
Cette cérémonie permet en quelque sorte à chacun de s’individualiser à ce moment là et de jeter symboliquement dans le feu (sous forme de graines, fleurs sechées…) ses frustrations, problèmes ou autre soucis.
Un petit feu est allumé, des mantras sont chantés ensemble, les symboles sont deposés dans le feu, une lampe à huile circule entre les participants pour que chacun reçoive le feu de la connaissance et de la purification.
Avant de se quitter nous avons partagé des fruits et des biscuits maison. Symbôle de réunification de chacun avec le groupe.

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A la plage sans maillot…

Sans maillot, mais surtout tout habillés !
Et oui, ici on ne dévoile pas en maillot passé l’âge de la petite enfance, on se baigne tout habillé.

Quand la chaleur se fait moins forte, de 17h à 19h (heure du coucher de soleil) on se retrouve en famille, entre amis, entre époux. Debout sur le sable face à la mer, une foule colorée et joyeuse, reste là, tout simplement heureux de profiter du moment, des vagues, du soleil doré.

Si vous observez bien les photos vous verrez aussi des chats, des chiens, un cheval. Tout ce petit monde est là ensemble, quoi de plus normal ?!

Moments magiques de douceur de vivre, incredible India !

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Mahabharata is good for you !

En Inde le Mahabharata est partout. Le connaître, pour un étranger, c’est posséder une clé qui, lui ouvre des portes invisibles, qui allume les yeux, qui agite les langues. Quelque chose dans ce vieux texte accroche et hypnotise le public d’aujourd’hui car l’oeuvre nous parle en direct, ici et maintenant.

Ce texte, de plus de huit fois la longueur de la Bible, fournit aux Indiens d’inépuisables sujets de discussions, de réflexion, parfois de disputes. Toutes les écoles de danse, de chant, de théâtre y puisent leur répertoire car le trésor parait sans fin.

Le poème est ancien. A quelle époque a-t-on commencé à le raconter, sans doute en musique ? Nous n’en savons rien. Les premières formes écrites (en sanscrit) apparurent sans doute trois ou quatre siècles avant notre ére.

On raconte que Vyasa (un des personnages de l’histoire) s’est lui même attaché à composer ce poeme. Brahma lui ayant envoyé Ganesha pour scribe. Le demi-dieu à tête d’éléphant accourt avec son écritoire et casse une de ses défenses pour la tremper dans l’encre et écrire avec.

Vyasa veut inscrire le dharma dans le coeur des hommes, c’est à dire l’ordre du monde, qui est aussi celui de nos actions. Nos actions sont la garantie, sont responsbles du bon ordre de l’univers, du maintien des choses en l’état

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