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En chemin

Kapotasana

Cet asana se réfère au mythe de la colombe, oiseau sacré. Symbole de paix, attaché à Ahimsa, le principe de non-violence. Ahimsa est une discipline de vie qui implique la non-violence en paroles, en pensées et en actes. « la recherche spirituelle est vaine, dit Gandhi, si elle n’est pas fondée sur Ahimsa ».

Cette posture a pour but de stimuler l’énergie, ou Kundalini, qui s’élève dans le canal sushumna situé le long de l’axe cérébro-spinal. Cette énergie repose à la base de la colonne vertébrale, sous une forme potentielle. lorsqu’elle est éveillée ou devient dynamique, elle monte pour activer tous les centres subtils. La pratique rigoureuse de cette posture mène à cet éveil.

kapotasana

Shaktikona asana

Shakti : énergie  Kona : angle   Asana : posture  (posture de l’angle qui procure de l’énergie)

 

Cette posture est une variante de Konaâsana. Elle est évoquée dans les Shaktâgamas, Les disciples des Shaktâgamas vouaient un culte à la déesse Shakti l’épouse de shiva, qui est aussi connue sous le nom de Mâha Devî, l’énergie cosmique.

cette posture a pour but de faire circuler l’énergie et la vibration sonore dans le corps et le mental où elles produisent un effet stimulant. En augmentant les vibrations sonores, cet asana confère une force particulière qui permet d’acquérir le contrôle de soi.

Indiquée pour : la musculature du dos (dorsalgie, lombalgie, cyphose, scoliose) , des membres inférieurs, (genoux, voûte plantaire, chevilles), améliore l’asthme et l’insuffisance respiratoire, le manque d’attention, le manque de tonus général, l’insuffisance des muscles du périnée, la constipation et le ralentissement circulatoire du petit bassin.

Instant présent

Le yoga nous enseigne que le futur est gravé dans le présent : la récolte de demain dépend du labourage et des semailles d’aujourd’hui. Si le fermier ne sème pas au bon moment, il est certain de n’obtenir qu’une récolte médiocre. le moment présent doit être utilisé avec perspicacité de sorte que nous puissions mûrir dans le futur. Cette vie présente, où nous avons conscience de notre existence, est le moment de changer le cours de notre destin. Le passé est derrière nous, le futur est inconnu, seul le présent est à notre portée. Tous les efforts susceptibles de provoquer un changement en nous doivent être entrepris dans cette vie. une transformation radicale de personnalité peut se produire grâce à un contrôle vigilent des pensées impures qui ternissent notre âme. Notre personnalité peut 20130223-171416.jpgalors changer de visage. Notre existence est ainsi l’occasion de nous embellir spirituellement. SHRI MAHESH Fev 2002

Krishna dit :

« Sâche que l’âme est le maître du char, que le corps est le char lui-même, que l’intelligence représente le cocher et le mental, les rênes.

les sens sont les chevaux et les objet des sens sont les chemins que les chevaux empruntent.

A celui qui est sans connaissance, dont la pensée n’est jamais tenue en bride, les sens ne sont pas soumis : ce sont comme des chevaux indomptés pour le cocher. A celui qui a la connaissance, dont la pensée est toujours tenue en bride, les sens sont soumis : ce sont comme des chevaux dociles pour le cocher »

extrait de la Bhagavad Gîta

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katha Upanisad

« L’homme s’extériorise par ses sens et perd ainsi contact avec son propre soi, le plus profond. Son âme est comme immergée dans l’extériorité, la puissance et les possessions. Elle doit faire volte-face pour suivre son chemin véritable et retrouver les significations et les réalités qu’elle a perdues. Aussi, ne séparez pas le spirituel du quotidien »
KATHA UPANISAD – OM TAT SAT

Parvati

Dans la mythologie hindoue, Parvati est la déesse la plus chérie et la plus vénérée. C’est la première divinité féminine hindoue qui, partageant la connaissance du yoga avec son époux bien-aimé SIVA, démontre que le Yoga peut être appris sans distinction de sexe.

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Déesse du droit chemin et de la sérénité, PARVATI est vénérée par toutes les femmes hindoues sans distinction de castes et de communautés. Elle est douce et simple : c’est la femme, l’épouse, la mère. Par son exemple, PARVATI enseigne aux êtres humains qu’ils peuvent atteindre le niveau supérieur de la conscience tout en gardant leur attachement familial.

Dans l’icônographie hindoue, PARVATI est représentée comme une très belle jeune femme. Les livres sacrés lui attribuent tous les attraits de la beauté féminine. Ses yeux fendus comme ceux d’une gazelle, ont la couleur du lotus ; ses lèvres ressemblent à des boutons prêts à s’épanouir, son visage est pareil à la lune : l’éclat de sont teint rivalise avec celui de l’or. Toute sa féminité s’exprime dans son léger sourire pudique au regard empreint à la fois de hardiesse et de timidité.

Toutes les statues des temples hindous glorifient son corps souple et proportionné, sa gorge rebondie et ses hanches larges. Bien qu’ayant atteint le domaine de la plus haute connaissance spirituelle, elle demeure proche des êtres humains par sa sensualité. Compagne fidèle de Siva, elle est souvent représentée dan les Puranas, enlacée à son époux. Parfois on la montre assiste sur le mont Kailasa (Everest), débattant des plus abstraites questions de philosophie hindoue.

Shiva et Parvati se trouvent parfois réunis sous forme d’une même divinité androgyne. La partie droite de la divinité repréesnte Shiva et la partie gauche Parvati. Siva est connu ains sous le nom d’ARDHANARI : femme (nari) à moitié (ardha).

Parvati ne manifeste ses pouvoirs divins que lorsqu’elle apparait sous ses autres identités comme DURGA (forteresse imprenable dans le nord de l’Inde), KALI, CHAMOUNDI, ANNAPURNA (la mère nourricière), GANESAJANANI (mère de Ganesha),etc.

La liste des formes que revêt Parvati peut être allongée indéfiniment. la multiplicité de ses formes prouve combien elle est adorée dans l’Inde toute entière. Il est d’usage que les hindous donnent à leurs enfants le nom du dieu ou de la déesse à qui ils croient devoir la naissance. Parmi toutes, Parvati est la plus populaire.

source : Yoga et Vie Mahesh Dèc.1977

Ardhanarîshvara

Ardhanârîshvara est le Shiva androgyne. On invoque plusieurs légendes concernant cette androgynie de Shiva.

Un Sage du nom de BHRINGI se consacrait totalement à l’adoration de Shiva. Mais il oubliait du coup, d’inclure PARVATI dans le rite. La déesse en conçut du ressentiment. Pour apaiser sa juste colère, Shiva décida de s’unir à elle si étroitement qu’on ne pourrait plus les dissocier car ils formeraient un seul être. Cet accord parfait du couple divin symbolise l’Union de l’Esprit (Purusha = Shiva) et de la Matière (Prakriti = Shakti).

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 La partie droite, masculine, présente tous les aspects de Shiva. De teinte claire, pourvu d’un chignon de mèches (jatâmakuta) abritant la Lune ou des nattes, il a deux bras dont l’un tenant une hache et l’autre posé sur le dos du taureau Nandi. Cette moitié, vêtue de rouge ou d’une peau d’animal (éléphant ou tigre), porte des serpents.

 La moitié féminine, sur la gauche, a le teint foncé; elle porte une haute coiffe (karandamakuta) et n’a pas de troisième oeil (contrairement à Shiva). Son bras unique tient un lotus fermé près de sa poitrine; son sein est recouvert d’un tissu léger et elle porte des ornements précieux.

L’image est globalement placée sur un socle en forme de lotus et le taureau sacré, Nandi, s’y tient derrière.

La forme hermaphrodite de Shiva, Ardhanârishvara ou Ardhanâri est à mettre en relation avec la conception de la doctrine shâkta, selon laquelle Shiva n’est en mesure d’assumer ses fonctions divines que lorsqu’il interagit avec Shakti. L’idée de représenter un ornement masculin dans le lobe droit de l’oreille de Shiva et un ornement féminin dans son oreille gauche, déjà, doit être imputée à la croyance en l’inséparable union des éléments masculins et féminins chez le Créateur.

En profondeur, il y a un homme en toute femme, et une femme en tout homme. Du point de vue biologique, chaque organisme contient à la fois des hormones masculines et des hormones féminines. Du point de vue psychologique, les recherches ont montré que chaque homme a un aspect féminin, et chaque femme un aspect masculin (« animus-anima »). C’est le reflet d’une réalité cosmique.

Dans la tradition de l’Inde, l’univers entier est l’union étroite de ces deux principes.

Aujourd’hui, le principe féminin est de plus en plus exilé d’un monde dominé par la violence, l’agressivité, la colère, l’égoïsme, la conquête et la destruction de la Nature (Mère Nature…).

Dans un discours prononcé en octobre 2002 au Palais des Nations à Genèvre, Shrî Mâtâ Amritânandamayi,  a lancé un appel pour que les femmes et les hommes partout dans le monde se réveillent et prennent conscience de ce pôle féminin. Elle recommande aux femmes dans les pays développés dominés par le matérialisme, de s’éveiller à la spiritualité, et dans les pays où elles sont soumises à des coutumes étroites, de s’éveiller à la pensée moderne, tout en assimilant la sagesse éternelle de la spiritualité. Là où des règles sociales font obstacle à leur progrès, elles doivent se montrer courageuses et les combattre. « Si les femmes elles-mêmes se détournent du principe féminin, il en résultera l’échec absolu des femmes et de la société. Les problèmes du monde seront aggravés. Si les femmes rejettent leurs qualités féminines et s’efforcent de devenir pareilles aux hommes en cultivant les qualités masculines, le déséquilibre ne fera que s’accentuer »

Pour s’accomplir, la femme doit découvrir l’essence de sa nature : elle doit découvrir en elle la « Shakti », la Mère Divine.

Ci-contre une statue de Parvati : Parvati statue

Fêtes et festivals du Kerala

Au départ, bien motivée pour faire un calendrier complet des fêtes et festivals en Inde, je me suis bien vite rendue compte que la tache était ENORME ! J’ai donc revu mon objectif à la baisse avec une zone géographique limitée au Kerala 🙂

voici donc un lien très complet qui vous donne tout sur tout au Karala jusqu’en 2017.

Tout est classé par type de fête : Elephant pageant (concours d’éléphants), courses de bateau, Onam, Festival de Temple, Theyyam (danse des Dieux), Rituels, Festivals Chrétiens, Festivals Musulmans et autres. ici le lien

Le lieu figure sur la seconde ligne

En ce moment on célèbre Onam au Kerala

Athachamayam marque le début de la Onam festival de dix jours au Kerala. C’est l’occasion d’assister à presque toutes les formes d’art populaire du Kerala.

Éléphants caparaçonnés, variétés de formes d’art populaire, ensembles musicaux, etc font partie de la procession.

Onam est le festival le plus populaire des Malayalees et peut être retracée à la fête de la moisson primitive et aussi au mythe concernant roi Mahabali – roi bienveillant ayant apporté paix et prospérité àson pays.

 

Soudhamani – Mata Amritanandamayi

Au matin du 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au Sud de l’Inde, au sein d’une famille d’humbles pêcheurs, naquit une petite fille au teint étonnamment bleu-foncé. Ses parents l’appelèrent Soudhamani. Alors que les bébés, d’ordinaire, pleurent à la naissance, Soudhamani vint au monde avec un sourire radieux, comme pour annoncer la joie qu’elle allait bientôt apporter au monde.

C’était une petite fille remarquable qui montra dès l’enfance de nombreux signes inhabituels. Elle commença à marcher à six mois. La dévotion envers Dieu était une part intégrante de sa nature. Ses parents la trouvaient parfois absorbée dans un état de profonde méditation, totalement perdue à ce monde.

A l’âge de cinq ans elle composait de petits chants dévotionnels dédiés à Sri Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques. Elle exprimait son cœur et son âme à travers ces mélodies, sa douce voix devint une source de grande joie pour les villageois. Alors que Soudhamani n’avait que neuf ans, sa mère tomba malade et l’entière responsabilité de la maison retomba sur les épaules de la petite fille : préparer les repas, laver le linge, nettoyer la maison, faire la vaisselle, traire les vaches, les nourrir, assurer l’approvisionnement en eau. Elle fut finalement contrainte de quitter l’école, alors qu’elle y était la meilleure élève. Elle s’occupa de ses frères et sœurs, de ses parents et des vaches, sans jamais se plaindre malgré cette charge de travail éreintante. Elle offrait au Seigneur chaque minute de ses longues heures de travail. Les membres de sa famille, irrités par son comportement auquel ils ne comprenaient rien, la méprisaient et la maltraitaient mais elle acceptait tous les obstacles comme un moyen employé par le Seigneur pour la rapprocher de lui. Son seul réconfort et son seul soutien était le souvenir de son bien-aimé Krishna. Quand son travail était terminé, vers minuit, Soudhamani, au lieu de s’effondrer et de dormir, passait la nuit à méditer, à chanter et à prier.

L’amour et la compassion envers tous les êtres humains est une autre qualité qu’elle manifesta clairement dès l’âge tendre. Lire la suite Soudhamani – Mata Amritanandamayi