Tantra yoga

L’origine du Tantrisme est plus ancienne que la littérature védique, mais les Tantras ne furent transmis par écrit qu’après la période védique. Le Tantrisme a puisé ses origines non dans l’organisation de la société mais dans l’individu. C’est une recherche spontanée de la nature humaine.Siva et Parvati

La faculté spécifique de l’homme réside dans la conscience qu’il a d’exister. Avec la venue de l’homme sur terre, on peut dire qu’une faculté essentielle est apparue : la conscience de soi, le pouvoir de distinguer et de comprendre, en sanscrit Ganum signifiant « conscience du temps, de l’espace et de la personne humaine ». Puis l’homme a voulu aller plus loin : éveiller sa conscience personnelle, affiner son intuition, accroître ses possibilités conscientes. D’où l’origine des Tantras qui se sont peu à peu répandus, sans textes, par intuition.

Le Tantra présente deux aspects : l’un appelé SHIVA, la conscience, l’autre SHAKTI, l’énergie. La conscience et l’énergie sont toutes deux intimement mêlées en nous. Toutes les pratiques du Hatha Yoga ; Maha Mudra, Mudra siddhasana, padmasana, pranayama, proviennent essentiellement des textes tantriques, ainsi que les mantras. On ne les trouve nulle part ailleurs.

Le yoga tantrique, c’est le Krya Yoga, c’est à dire l’éveil de la personnalité, et le Kundalini Yoga, l’éveil des Chakras. Mener une vie normale ne constitue pas, pour le Tantrisme, une barrière à la spiritualité. L’homme et la nature ne doivent pas être antagonistes, dans le cas contraire il dissocie sa personnalité. De plus, beaucoup de choses dans notre vie sont considérées comme impures et nous font souffrir d’un sentiment de culpabilité qui constitue une barrière spirituelle pour chaque individu.

La culpabilité est à l’origine de beaucoup de désordres psychiques. Elle provoque la timidité et le complexe d’infériorité.

Swami SATYANANDA SARASWATI (yoga et vie 12)

Quiconque connait sa nature est Bouddha

Le dernier jour de sa vie, Bouddha reposait sur son lit de pierre. Son corps était couvert d’u tissu blanc. Il était calme et paisible, le visage parfaitement serein. Ses disciples l’entouraient. L’un deux, Ananda, qui avait servi le Bouddha toute sa vie, comme son ombre, ne vivait que pour le saint homme. Et Bouddha aimait tendrement Ananda qui lui avait fait don de sa vie.
Bouddha allait quitter le monde emportant avec luI la grande lumière qui l’habitait. Ananda pensait aux ténèbres qui allaient recouvrir le monde après son départ, et il pleurait. Le Bouddha lui demanda la raison de son chagrin.

Ananda lui répondit : »que pouvons-nous faire ? Nous sommes desemparés, désespérés, tels des orphelins et la souffrance de la vie va reprendre le dessus.
Voilà la raison de mes pleurs. Donne nous au moins un dernier message qui puisse nous éveiller à jamais ».
Le Bouddha répondit : »vous êtes tous des lumières, pas seulement la lumière d’une chandelle que l’on peut allumer et éteindre à volonté, mais la lumière de la conscience, de la connaissance qui ne s’éteint jamais. Son extinction est impossible »

Méditons sur cette lumière qui est en chacun de nous, et qui n’est autre que nous-mêmes.